Article dans le Journal du centre

 12-heures-de-magny-cours-dimanche_2117260 Photo Christophe Masson 12 heures de Magny-Cours (dimanche) – Christophe MASSON

Deuxième de la première course et première de la seconde, la Kawasaki nivernaise n° 24 a remporté la première édition des 12 Heures de Magny-Cours, hier.

L’histoire retiendra que les premières 12 Heures de Magny-Cours ont sacré une équipe nivernaise. Fusionnés depuis un an, 3D Endurance et le Bourgogne Moto Racing Team ne forment plus qu’une équipe, BMRT-3D, mais ils avaient deux motos, ce week-end : la 24, confiée à trois pilotes de haut niveau, Kevin Denis, Jimmy Maccio et Jonathan Hardt, et la 58, aux mains d’un trio local, Romain Mangé, Cyril Burlin et Arnaud Sassone.

Et c’est la première qui, après s’être classée deuxième de la première manche, dans la nuit de samedi à hier, a remporté la seconde, hier après-midi, dans une parfaite démonstration de stratégie. « En fait, nous avons eu deux stratégies », explique François Gilles, le team manager de la 24. « Dans la première course, nous pensions que Bolliger partirait devant et qu’on allait se battre avec Viltaïs pour la deuxième place. » Mais les Suisses ont perdu toute chance à cause d’un problème d’injection et les Nivernais ont dû regarder les Bourbonnais s’imposer dans la nuit de Magny-Cours, retardés par quelques menus soucis mécaniques. « On savait que tout pouvait rebondir ensuite », reprend François Gilles.

Un peu comme lors d’un match de foot, les équipes sont rentrées aux vestiaires à la mi-temps. « La pause entre les deux courses était assez compliquée à gérer », explique Jimmy Maccio, pas coutumier de ce genre de situation. « Après la cérémonie du podium, ce n’était pas évident de trouver le sommeil. Mais ça nous a permis de recharger les batteries. » Et aussi de décider d’une stratégie pour aller chercher la victoire.

« On a décidé de leur mettre la pression », poursuit Jimmy Maccio. « Et Jonathan a fait un super boulot dans le premier relais. » Toujours à moins d’une minute de la Yamaha n° 333, la Kawasaki nivernaise cueillait les fruits de son travail de sape dans la troisième heure de course, quand Nicolas Salchaud partait à la faute. Ne restait plus qu’à finir le boulot, sans faire de faute. « C’est un peu l’ennui dans ces moments-là », sourit François Gilles. « C’est un peu comme quand on a le ticket gagnant du loto. Tant qu’on n’a pas touché l’argent, on a toujours peur que quelque chose arrive… »

« Le travail des hommes
de l’ombre »
Mais la Kawasaki était parfaitement préparée et n’a pas donné la moindre sueur froide à son équipage. Comme la deuxième moto de BMRT-3D, dont le trio est monté sur le podium de cette seconde manche, à la troisième place, encadrant le Team Bolliger, habitué du championnat du monde d’endurance. « On a montré quelque chose de sérieux pour une moto d’amateurs », se satisfait Manu Labussière, team manager de la 58. « Nous voulions donner le maximum de chance à la 24 mais nous avons appliqué nos méthodes aux deux motos. »

Jonathan Hardt, qui découvrait l’équipe nivernaise, ne tarit d’ailleurs pas d’éloge. « Ils ont été super accueillants et, surtout, ils sont très pros, parfaits. » Même sentiment chez Kevin Denis, dont c’était la troisième course avec BMRT-3D. « Ils m’ont remis le pied à l’étrier et nous avons de meilleurs résultats à chaque fois, jusqu’à cette victoire. » Jimmy Maccio poursuivait dans les compliments : « Il faut souligner le travail de l’équipe pour nous fournir une super moto. C’est le travail des hommes de l’ombre qui a payé. »

Vincent Darbeau

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Equipe issue de la fusion de BMRT et 3D endurance